La 1ère Assemblée climatique citoyenne du Luxembourg : un succès sur lequel construire pour l’avenir !

Le 19 octobre 2019 s’est tenu la 1ère Assemblée climatique citoyenne du Luxembourg. L’objectif principal de cette Assemblée était la convergence des luttes ainsi que l’inclusion des personnes, associations et groupements qui veulent rejoindre le mouvement. 120 personnes ont participé, certains sont même venu en famille pour réfléchir ensemble sur l’avenir de l’action climatique à Luxembourg.

Après les mobilisations citoyennes de septembre 2019, l’Assemblée climatique a été un moment de réflexion / proposition structurée entre ONG, jeunes, syndicats et citoyens en vue d’une politique et d’une action climatique ambitieuse et juste.

L’invitation avait été cosignée par les ONG (Votum Klima), les syndicats (LCGB, FNCTTFEL-Landesverband et OGBL) et les jeunes (Youth for Climate) ainsi d’autres mouvements émergents (comme Extinction Rebellion, Rise for Climate, Green New Deal). Cela est déjà une avancée importante, même si convergence des luttes ne veut pas forcément dire convergence d’idées, chaque association et mouvement apportant ses points de vues, ses contenus et ses positions à défendre. La mise en oeuvre d’une politique climatique à la fois ambitieuse pour le climat et socialement juste mérite de prendre le temps, de croiser les points de vue, les expériences et les modes d’action. Des réunions publiques sous le format d’assemblées citoyennes continueront à être organisées dans l’avenir.

L’invitation avait été cosignée par les ONG (Votum Klima), les syndicats (LCGB, FNCTTFEL-Landesverband et OGBL) et les jeunes (Youth for Climate) ainsi d’autres mouvements émergents (comme Extinction Rebellion, Rise for Climate, Green New Deal). Cela est déjà une avancée importante, même si convergence des luttes ne veut pas forcément dire convergence d’idées, chaque association et mouvement apportant ses points de vues, ses contenus et ses positions à défendre. La mise en oeuvre d’une politique climatique à la fois ambitieuse pour le climat et socialement juste mérite de prendre le temps, de croiser les points de vue, les expériences et les modes d’action. Des réunions publiques sous le format d’assemblées citoyennes continueront à être organisées dans l’avenir.

Si le timing de l’Assemblée avait été choisi à un moment où le Gouvernement était en train de finaliser son Plan climat et énergie (avant fin 2019), cette rencontre citoyenne a aussi été l’occasion d’échanger sur des revendications plus larges et de faciliter la rencontre entre personnes qui voudraient s’impliquer dans des projets concrets en cours ou à créer. Enfin, c’était aussi un exercice à l’échelle nationale de mobiliser des personnes qui ont des niveaux de connaissance très différents sur l’urgence climatique – des professionnels aux activistes en passant par des bénévoles et citoyens engagés jusqu’à des personnes novices sur le sujet, mais désireuses de prendre part au changement.

Nous avons démarré la journée avec une mise à niveau de l’information pour tous les participants, avec un intro sur la science du climat avec Andrew Ferrone qui est représentant du Luxembourg auprès du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (anglais IPCC), avec un portrait climatique du Luxembourg par Carole Dieschbourg, Ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement Durable, ainsi qu’un partage de positions des jeunes, des syndicats et des ONG en la matière.
Alors que les jeunes ont critiqué le manque d’ambition de la part des responsables politiques, les syndicats ont insisté sur la dimension de justice climatique – entre les générations, entre les peuples au niveau mondial, et à l’intérieur de notre société ici-même. Cela signifie qu’il faudra responsabiliser davantage les entreprises, éviter d’augmenter la pression sur les familles à faible revenu et réactiver le dialogue social entre les parties prenantes.

Du point de vue ONG, il y a besoin d’urgence d’une loi climat contraignante, qui clarifie l’ancrage des objectifs climatiques nationaux, du plan climat, des mesures ainsi que des responsabilités au sein du gouvernement. Ce cadre devra contenir des objectifs sectoriels, des mesures et instruments concrets dans tous les domaines (transports, industrie, logement et agriculture).Et il faudra casser les tabous autour de la taxation CO2 sur toutes les énergies fossiles, d’une politique des désinvestissement des énergies fossiles (et nucléaires) de la part des fonds étatiques (dont le fonds de compensation) et enfin de la question de la croissance car cela reste le principe qui guide le développement de notre société et de notre économie.
Ensuite, le Forum ouvert à proprement parler a démarré. Le Forum Ouvert / Open Space (FO) est une façon simple mais dynamique de travailler en groupe et d’exercer le leadership de manière à susciter l’enthousiasme, la créativité, la collaboration et l’engagement personnel. Et c’est les participants qui créent l’ordre du jour. Chacun·e a été invité·e à répondre à la question suivante : « Quelles sont les idées, propositions et activités que je veux proposer pour mener des actions convergentes au service d’une transition écologique juste et solidaire ? »

En matinée, les participants ont analysé les défis pour une transition écologique juste et solidaire. Ils ont créé leur propre agenda et ouvert des cercles de discussion afin de pouvoir rapprocher leurs points de vue. Parmi les thématiques abordées, il a bien sûr été question de justice climatique et des modes d’action et de résistance. Dans ce cadre, la désobéissance civile, la créativité dans l’activisme et la manière d’atteindre un changement systémique ont été adressées. Nous avons également échangé sur la post croissance et la post consommation ainsi que la façon de lutter contre l’obsolescence programmée. Les secteurs comme l’agriculture et le bien-être animal / l’alimentation, l’énergie, les investissements, la mobilité et l’éducation ont également fait l’objet de discussion.

La session de l’après-midi a été dédiée au développement d’idées pour l’action, de comment agir ensemble et de créer des pistes tangibles à mettre en place après l’assemblée climatique. Les actions proposées touchaient le domaine de la mobilité douce, la dé-consommation et le buen vivir, la sensibilisation des enfants par des action positives, l’impact et la visibilité des mouvements, la gouvernance et la démocratie, la préservation et le respect du vivant, les systèmes de taxation du CO2 et la lutte contre les accords de libre commerce nocifs au climat (comme p.ex. le CETA).

De ces ateliers découleront des actions portées par les participants à l’assemblée citoyenne climatique, et aussi par les mouvements existants. Plus de 120 personnes ont contribué à cette assemblée, ils sont issus de contextes et de milieux très différents : des jeunes et des moins jeunes, des syndicalistes et représentants d’ONG, des employés d’institutions locales, nationales et européennes, des enseignants, des chercheurs, des bricoleurs… des citoyens tous azimuts. La richesse des échanges, la qualité des débats et des propositions donnent confiance en ces processus où les citoyens deviennent acteurs du changement qu’ils construisent ensemble. L’expérience serait à répéter dans différents contextes, en diffusant plus largement l’invitation et en touchant tous les niveaux de la société.

Être force de proposition, tester, questionner, trébucher (les embûches sont nombreuses, les pièges tentants), être rattrapé par de nouveaux points de vue, de nouvelles idées et avancer pour faire face à la crise climatique, fêter les réussites, reconnaître les échecs, échanger et continuer à progresser, ensemble – c’est ce que nous avons pu initier lors de cette journée et entendons poursuivre dans les mois à venir !

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