Luxembourg. De graves lacunes existent dans la règlementation bancaire censée enrayer le commerce irresponsable des armes.

Du fait d’une réglementation et de lignes de conduite inadaptées et insuffisantes concernant le financement du secteur de l’armement, il existe peu de moyens d’empêcher les banques de financer la production et le transfert d’armes interdites à l’échelon international ou utilisées pour commettre de graves violations des droits humains, ou d’investir dans ces activités, écrit Amnesty International Luxembourg dans un rapport rendu public vendredi 29 janvier.

Ce document, intitulé Banks, arms and human rights violations, s’intéresse au fait que le secteur luxembourgeois de la finance s’abstienne d’adopter une réglementation, des lignes de conduite et des procédures visant à limiter efficacement le soutien financier aux activités en relation avec les armes.
Si les projecteurs sont braqués sur les banques luxembourgeoises, les conclusions et recommandations figurant dans le rapport sont applicables à d’autres pays, au sein de l’Union européenne et au-delà.

« Le financement et l’investissement ne sont pas des activités neutres ; ils façonnent et favorisent l’activité économique, y compris dans le secteur des armes. Les banques et autres institutions financières ont un rôle crucial à jouer dans le cadre des efforts mondiaux visant à restreindre la fabrication, le transfert et l’utilisation d’armes interdites à l’échelon international, ou le recours à des armes classiques, autorisées, afin de commettre des violations graves des droits humains et des crimes de droit international », a déclaré David Pereira, président d’Amnesty International Luxembourg.

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